The Titi Tudorancea Learning Center Edition Française
 


Les frères Grimm
Un pauvre laboureur était assis un soir au coin de son feu, pendant que sa femme filait à côté de lui. Il disait : « C'est un grand chagrin pour nous de ne pas avoir d'enfants. Quel silence chez nous, tandis que chez les autres tout est si gai et si bruyant!
Le renard fit un jour au loup des récits merveilleux de la force de l'homme; il n'est pas un seul des animaux, dit-il, qui puisse lui résister, et tous ont besoin de recourir à la ruse pour échapper à ses coups.
Il y avait une fois un paysan nommé Écrevisse. Ayant porté une charge de bois chez un docteur, il remarqua les mets choisis et les vins fins dont se régalait celui-ci, et demanda, en ouvrant de grands yeux, s'il ne pourrait pas aussi devenir docteur?
Un jour le chat rencontra messire le renard au fond d'un bois, et comme il le connaissait pour un personnage adroit, expérimenté, et fort en crédit dans le monde, il l'aborda avec une grande politesse: Bonjour, monsieur le renard, lui dit-il; comment vous portez-vous? êtes-vous content de vos affaires? comment faites-vous dans ce temps de disette?
Un jour qu'il rôdait selon sa coutume, maître renard arriva dans une prairie où une troupe de belles oies bien grasses se prélassait au soleil.
Certain loup s'était fait le compagnon de certain renard, et les moindres désirs de sa seigneurie le loup devenaient des ordres pour son très-humble serviteur le renard, car celui-ci était le plus faible.
Il y a environ quelques siècles, lorsque les hommes n'étaient pas encore aussi fins et aussi rusés qu'ils le sont aujourd'hui, il arriva une singulière histoire dans je ne sais plus qu'elle petite ville, fort peu familiarisée, comme on va le voir, avec les oiseaux nocturnes.
Un vieillard avait trois fils, mais comme il ne possédait pour tout bien qu'une maison, et que cette maison lui avait été léguée par son père, il ne pouvait se résoudre à la vendre pour en partager le produit entre ses enfants.
Il y avait une fois un homme vieux, vieux comme les pierres. Ses yeux voyaient à peine, ses oreilles n'entendaient guère, et ses genoux chancelaient. Un jour, à table, ne pouvant plus tenir sa cuiller, il répandit de la soupe sur la nappe, et même un peu sur sa barbe.
Un roi avait trois fils qu'il aimait également, et il ne savait auquel d'entre eux laisser sa couronne.
Un petit pâtre s'était rendu célèbre par la sagesse avec laquelle il répondait aux questions qui lui étaient adressées.
Trois joyeux compagnons étaient attablés à l'auberge de l'Agneau, à Kehl, mangeant et buvant; et tandis qu'ils vidaient une dernière bouteille, ils se mirent bientôt à bavarder à faire tort et à travers, puis enfin à des souhaits.
Le nouveau pasteur du village d'Oest, passant un jour devant une ferme dépendante de sa commune, mais située à l'écart au milieu des champs, aperçut, assis sur un banc de pierre auprès de la porte, un vieillard en cheveux blancs qui pleurait à chaudes larmes.
Un homme qui naguère avait rendu de grands services à sa patrie, et qui, par conséquent, était bien noté près du prince, eut le malheur, dans un moment d'égarement et de passion, de commettre un crime par suite duquel il fut jugé et condamné à mort.
Un jeune paysan désirait se marier. Il connaissait trois soeurs également belles, si bien qu'il était embarrassé de savoir sur laquelle des trois il ferait tomber son choix.
Une femme avait un fils âgé de sept ans. Cet enfant était si beau et si bon, qu'on ne pouvait le voir sans l'aimer; aussi était-il plus cher à sa mère que le monde entier.
Il était une fois un ménétrier qui avait un violon merveilleux. Ce ménétrier se rendit un jour tout seul dans une forêt, laissant errer sa pensée ça et là; et quand il ne sut plus à quoi songer, il se dit: Le temps commence à me sembler long dans cette forêt; je veux faire en sorte qu'il m'arrive un bon compagnon.
Un marchand avait fait de bonnes affaires à la foire; il avait vendu toutes ses marchandises, et bien garni son sac de monnaies d'or et d'argent. Il s'était mis en route vers sa demeure où il désirait arriver ce même jour encore avant la tombée de la nuit.
Une fille, pauvre mais vertueuse et craignant Dieu, vivait seule avec sa vieille mère. Leur misère était devenue si grande qu'elles se voyaient sur le point de mourir de faim.
Il y avait une fois un paysan adroit et rusé, dont les bons tours étaient connus à plusieurs lieues à la ronde. La plus plaisante de ses malices est celle à laquelle le diable lui-même se laissa prendre, à sa grande confusion.
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